N°155 – Février 2023 – Le Sans-Culotte 85

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Découverte d’un charnier : l’enquête ne fait pas de vieux os !

Au hasard d’un chantier privé, dans le bourg de Chantonnay, des ossements ont refait surface… sans que personne ne croie bon de prévenir les autorités. Nous nous en sommes donc chargés ; les travaux ont été stoppés plusieurs semaines, le temps de l’enquête… qui a tourné court, les gendarmes n’ayant rien constaté sur place. Pas étonnant, vu que les os se trouvent dans un tas de terre provenant du chantier et stocké chez un agriculteur du coin… quand ils n’ont pas été ramassés par des habitants pour les ré-enterrer dignement ! Bref, des os, probablement ceux d’un charnier datant de la Guerre de Vendée, se baladent partout sur la commune… Et tout le monde s’en fout royalement !

Au conseil de La Roche-sur-Yon, pantouflage et chaises musicales

On ne va pas jouer les mauvaises langues, mais voilà un changement de poste à la Ville de La Roche qui a forcément piqué notre curiosité… Adjoint à l’urbanisme depuis le premier mandat de Luc Bouard, Malik Abdallah se voit retirer sa délégation et doit être remplacé par l’actuel adjoint à la sécurité, Pierre Lefebvre. Il quitte également la vice-présidence de la société d’économie mixte (SEM) Oryon, chargée du développement économique et de l’habitat social sur l’Agglomération, et ne sera plus en charge de l’habitat à l’Agglo, comme il nous le confirme. S’il laisse toutes les délégations qui ont un rapport avec l’urbanisme ou l’immobilier, c’est parce qu’il compte, en février, monter sa propre agence immobilière, spécialisée dans le viager. « Le maire souhaitait que je reste adjoint, donc je continue de siéger », indique-t-il, sans plus de précisions. Si on salue l’idée d’éviter tout conflit d’intérêts, en voilà un joli pantouflage ! Pur hasard du calendrier, ce jeu de chaises musicales intervient pile au moment où l’on s’intéressait à une petite histoire d’urbanisme qui interroge…

On a testé pour vous : l’avant-première du film « Vaincre ou Mourir », animée par le curé de Luçon

Rien que pour toi, lectrice, lecteur, Le SC85 s’est rendu avec joie à l’une des avantpremières du tout premier film du Puy du Fou ! Co-produit par StudioCanal –  appartenant au groupe Bolloré – et distribué par la société Saje, spécialisée dans la diffusion de films chrétiens, il retrace le destin de François de Charette, l’un des généraux royalistes à la tête de l’insurrection lors de la Guerre de Vendée. À Luçon, le ciné-débat a été organisé à l’initiative… du père Alexandre Marie Robineau, lui-même Puyfolais dès l’âge de 18 ans et grand admirateur de Philippe de Villiers (lire l’article paru à ce sujet dans notre n° 123). C’est lui qui jouait le modérateur de cette soirée, où il était visiblement en terrain conquis, serrant des pinces à tour de bras et tapant la discute avec ses ouailles… euh les spectateurs, globalement ravis de cette ode à Charette, à Dieu, et au Roi.

Jeûne mortel et naturopathie : pseudo-thérapies, vrais enjeux

La naturopathie et ses dérives font de nouveau parler d’elles… Début janvier, Éric Gandon, naturopathe installé en Vendée, à Saint-Julien-des-Landes, a été mis en examen pour « homicide involontaire », « mise en danger de la vie d’autrui », « abus de faiblesse », et « exercice illégal des professions de médecin et de pharmacien », puis placé en détention provisoire, suite au décès d’une de ses stagiaires en 2021, en Touraine. Par la suite, d’autres victimes (ou proches) se sont manifestées, permettant de faire le lien avec deux autres décès survenus suite à d’autres stages, dont l’un à La Tranche-sur-Mer. Ces « cures hydriques », consistant à ne rien avaler de solide pendant plusieurs jours voire semaines, semblaient avoir trouvé leur public. Un succès peu surprenant tant la naturopathie, et avec elle tout l’univers du bien-être et du développement personnel est en vogue depuis quelques années. Une discipline qui, si elle pose question dans ses principes, poursuit inlassablement sa quête de respectabilité.

Les Sables-d’Olonne : la directrice du foyer-logement paie cher sa transparence…

Aux Genêts d’Or, une résidence autonomie pour personnes âgées, gérée par la Ville des Sables-d’Olonne via son CCAS, l’ambiance en ce début d’année n’est pas à la sérénité… Tout début janvier, la directrice de l’établissement a envoyé un mail aux familles des résidents et aux membres du CCAS pour les informer de son exclusion de six mois. Dans ce courrier, elle explique le contexte ayant conduit à son éviction et en profite pour régler ses comptes. Il lui est notamment reproché d’avoir refusé de nouvelles entrées de résidents. L’intéressée dément, assurant qu’elle n’a fait qu’informer les familles candidates de la restructuration prochaine de la résidence. En effet, pour donner un nouveau souffle à cet établissement loin de faire le plein, la Ville a pour projet d’accueillir de nouveaux publics, obligeant à réduire le nombre de places pour les personnes âgées. Si le projet global n’est pas secret puisqu’il a déjà été évoqué dans la presse, peu d’informations circulent depuis. D’où cette communication tous azimuts, qui a quelque peu irrité la Ville…

De la concurrence dans la lutte contre le cancer !

L’Association Vendéenne de Lutte contre le Cancer (AVLC) a ouvert ses portes aux Sables-d’Olonne durant l’été 2021… et semble faire de l’ombre au mastodonte dans le domaine : alors que les deux entités œuvrent dans le même sens, le comité départemental de la Ligue contre le cancer l’accuse carrément de « concurrence déloyale ». Au tribunal, le pot de fer a perdu contre le pot de terre… La Ligue n’a pas le monopole du marché, pardon, de la bonne cause.

MAIS AUSSI DANS CE NUMÉRO

Pierre Hériaud, ancien ponte du Crédit Agricole de Vendée, aussi ex-député, et co-auteur d’un texte réprimant l’inceste… condamné pour inceste !

Affaire des mobil-homes de Maché : il y a les bons et les mauvais écolos…

Bourde
Zéro pointé pour la direction académique !

Le maire de Saint-Paul-Mont-Penit se paie sa pub dans le journal !

La démocratie à Poil à… Aubigny-les-Clouzeaux
« Certains élus de la majorité ont créé un groupe contre moi »
Depuis le début du mandat de Philippe Bouard, l’ambiance dans la commune nouvelle d’Aubigny-les-Clouzeaux était quelque peu électrique. Plusieurs démissions dans la majorité, un maire accusé d’autoritarisme, des relations très houleuses avec plusieurs acteurs économiques ou associatifs… Une atmosphère un rien tendue qu’on avait déjà eu l’occasion de venir sonder dans un précédent conseil municipal (voir notre numéro 149 de juin 2022). Elle a pris un nouveau tournant avec la publication, mi-décembre sur le site de la commune, de l’annonce par Philippe Bouard lui-même de sa démission. De quoi prendre tout le monde de court… La séance prévue dans la foulée, le 14 décembre, devait être l’occasion pour le maire de confirmer et d’expliquer son choix à ses collègues. On s’est glissé dans l’assistance pour suivre ce moment peu banal dans la vie d’une commune.