N°161 – Septembre 2023 – Le Sans-Culotte 85

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Description

L’objectif de ce photographe voit trop trouble… pour ne pas mériter un gros plan

Son nom est Julien Zajac : un photographe de 41 ans, bien connu aux Sables-d’Olonne, accusé d’harceler des filles, surtout des ados, depuis plus de 20 ans… Voilà six mois que nous sommes pris dans une enquête à n’en plus finir, le nombre de témoignages s’avérant être un puits sans fond. Plus d’une vingtaine de filles, sur les dizaines recensées, ont accepté de nous livrer leur histoire, captures d’écran, échanges et autres preuves à l’appui. Plus de la moitié d’entre elles n’ont jamais porté les faits à la connaissance de la justice. Or, nous savons qu’une 30e de mains courantes ont été enregistrées rien qu’au commissariat des Sables ; outre plusieurs autres plaintes en bonne et due forme. Pour dire si le nombre de personnes s’estimant « victimes », de « harcèlement » essentiellement, devient incalculable. S‘il y a 10 ou 15 ans, il était avant tout porté sur des gamines âgées de 12 à 15 ans, il s’est au fil du temps, mais toujours selon le même mode opératoire, tourné vers de jeunes majeures. Les langues se déliant et les réseaux sociaux faisant, elles n’hésitent plus à le dénoncer publiquement. Quoique, si l’on en juge par le nombre de personnes qui l’ont blacklisté au fil des années, sa réputation n’était déjà plus à faire : « un secret de polichinelle », dit-on dans la station balnéaire. Et pourtant, jamais condamné, il continue d’être omniprésent sur tous les événements culturels ou sportifs vendéens depuis deux décennies ; un chasuble « presse » sur le dos, des accréditations dans la poche dont il se sert comme sésame, et comme appât…

Le calvaire d’une prof en formation, éjectée de la « grande maison » Éducation nationale

En cette rentrée 2023, on se penche sur le monde merveilleux de l’Éducation nationale, forte institution qui peut, parfois, se transformer en machine à broyer des vocations. Illustration avec A., jeune enseignante stagiaire en Vendée, fortement attirée par ce métier depuis longtemps, mais dont la formation a viré au cauchemar. Entre intransigeance, cruel manque d’accompagnement et de soutien de sa hiérarchie, cette situation angoissante conduira la jeune instit à plusieurs arrêts maladie pour burn-out, et à en pâtir physiquement. Jusqu’au dénouement final : sa mise à l’écart pure et simple… Son témoignage, ainsi que ceux d’anciens collègues, dénoncent un « acharnement » institutionnel incompréhensible.

Quand le préfet brosse les chasseurs dans le sens du poil…

C’est ce qui ressemble à un « cadeau » offert par le préfet en avril dernier. Un arrêté attribue en effet à la fédération des chasseurs de Vendée 20 bracelets intitulés « Grand Gibier Indifférencié » (GGI) pour la saison de chasse 2023-2024. Ces bracelets sont destinés à identifier les cerfs, chevreuils, sangliers et daims qui seraient tués dans le cadre d’un dépassement « involontaire » du plan de chasse établi pour la saison, c’est-à-dire du nombre d’animaux qui peuvent être abattus. Un dispositif permissif qui contraste avec ce qui a cours ailleurs en France, la règle qui prévaut en la matière étant qu’un dépassement du plan de chasse constitue une infraction. Là où d’autres fédés font la chasse à ces anomalies, en Vendée, les chasseurs font tout l’inverse, avec la bénédiction du représentant de l’État !

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ÉDITO
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